La symbolique du tissage et des liens dans la vie sénégalaise

L’événement « Entre Vues » qui se tiendra du 31 octobre au 8 novembre à Saint Louis nous demande de préparer une causerie pour son programme « conversations ». L’idée est de nous rassembler autour du métier à tisser du Conservatoire pour une heure d’échange autour du thème suivant:  La symbolique du tissage et des liens dans la vie sénégalaise. Nous appelons tous les adhérents à participer et à faire venir leurs parents saintlouisiens pour une séance dont nous donnerons la date très prochainement.

Extraits de l'exposition en cours 24 25

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Exposition 4 SËRU NJIITLAAY, ouvrages de dames

La quatrième exposition du CAMÉE est en préparation.

Communiqué de presse

Seru Njiitlaay

Soyez les bien-venus au vernissage le 3 décembre à 17.00 h au Conservatoire, sur l’île, au nord, à Saint-Louis du Sénégal.

SËRU NJITTLAAY

Ouvrages de dames

  • L’exposition Seru Njiittlaay : Ouvrages de dames prend place au centre de l’espace du Conservatoire dont les murs sont occupés par l’exposition permanente de pagnes tissés mandjak anciens.

  • Elle met en scène les pagnes féminins portés sous les boubous et à même la peau comme lingerie. Les plus anciennes pièces collectées à Saint-Louis faisaient partie de trousseaux anciens.

  • Autour de cette collection sont présentés des pagnes simples joliment ouvragés et des pagnes « béthio » assez provocants qui sont des pagnes « de soirée ».

  • Le visiteur découvre aussi différentes provenances : du sud au nord du pays les coutumes de l’habillement varient selon les groupes et ethnies, tous présents à Saint-Louis.

  • Le tout représente plusieurs générations et types de femmes : les aïeules, les mamans, les jeunes mariées.

L’intention de cette exposition est de partager avec les visiteurs des notions d’esthétique et de savoir-faire ainsi que des notions plus « mystiques » de protection.

  • L’esthétique : elle est celle des femmes, soigneuses, savantes en broderie, crochet, et autres détails faits à la main. L’esthétique subit actuellement les influences du monde : celui de la télévision qui à travers les séries suivies par beaucoup de femmes, les instruit de modes exogènes : indiennes, brésiliennes, américaines etc.

  • Les savoir-faire : depuis les temps anciens les influences des français étaient déjà là. En matière de broderie, à Saint-Louis, les jeunes filles eurent à s’appliquer sous le regards des sœurs de Cluny et autres instructrices. Mais une grande majorité de femmes se sont mises à broder et à orner leurs pagnes avec un savoir-faire transmis par leur mère ou leur grand-mère ou tante et ont laissé parler leur fantaisie.

  • Des notions mystiques de protection : du Mali à la Guinée, au Sénégal de même, les pagnes sont des objets si près du corps que l’on choisit avec soin leur matière : du coton de préférence. On surveille de près ce coupon pour qu’il ne disparaisse pas : en effet toute action étrangère sur ce pagne aurait un effet néfaste. Il est d’usage de le soigner et de lui attacher des pouvoirs pour qu’il soit avant tout bénéfique à la santé et qu’il protège des esprits malfaisants pouvant atteindre la fertilité du couple.

La préoccupation permanente des femmes vivant en situation de polygamie exacerbe les stratégies de séduction et la compétition entre co-épouses. Les « béthio » : ces pagnes très courts et tout à fait transparents ne sont donc pas oubliés car en tant qu’ouvrage de dames ils font la démonstration de capacités techniques dans leur réalisation : dentelles de fils pailletés avec perles associées.

Exposition 2 THIAWALIS

Le Conservatoire a un an, nous marquons ce premier anniversaire avec notre nouvelle programmation 2014 soutenue par le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’ambassade de France à Dakar. Le concept d’exposition/atelier se concrétise. Vernissage le 10 janvier à 17.00 h

Photos de l’exposition : installation OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le vernissage OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA au centre Monsieur le Directeur du Centre Culturel Régional OLYMPUS DIGITAL CAMERA à gauche Monsieur le Directeur de l’Institut Français de Saint-Louis Notre public OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

L’expo Thiawalis s’est prolongée jusqu’au 5 avril. De nombreux visiteurs ont pu apprécier ces tenues masculines d’une parfaite élégance.    L’atelier de broderie étant lié à l’obtention d’une subvention approuvée mais non versée (restrictions budgétaires ?) nous avons eu le grand regret de l’annuler. Les nombreuses demandes d’inscriptions nous encouragent à reprogrammer cet atelier en liaison avec une prochaine exposition.

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Exposition 1 Takk bleus et palman: les couleurs de l’indigo

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Takk est l’expression wolof qui désigne l’acte d’attacher serré. C’est ce que l’on fait pour préparer l’étoffe avant de la teindre à l’indigo. Après teinture on lâche toutes les ligatures et apparaissent les motifs en blanc sur bleu.

Palman est la couleur indigo modifiée par adjonction de cyanure de cuivre. La couleur obtenue est un magnifique violet cuivré.

L’exposition présente des « travaux en cours »: pièces rares qui montrent les travaux de réserve avant teinture, après teinture, en cours de mise à plat … Ces objets textiles sont en soi de véritables œuvres: elles contiennent la densité d’une culture très attachée à ses symboles, la gestuelle patiente et ardente d’artisanes expertes, mais peu nombreuses aujourd’hui. Sont présents les pagnes tissés et teints à l’indigo, les boubous dans leur ample splendeur bleue, violette, palman … cette couleur aubergine dorée qui donne au basin calandré une allure de bijou très seyant … Plusieurs pièces exceptionnelles de la collection privée de Maï Diop, de celle de Mansour Thioye et deux robes contemporaines de Rama Diaw, styliste montante de Saint-Louis donnent à cette exposition le caractère didactique et documentaire que le CAMÉE veut offrir à la commune de Saint-Louis, à ses habitants et aux visiteurs attentifs à comprendre  les aspects culturels contenus dans la vieille cité classée.

Maï Diop.