Encore un don au Conservatoire

Lors de la préparation de l’exposition « Robes Créoles » nous avons sollicité les grandes dames du Sénégal pour obtenir le prêt de leurs collections des plus anciennes robes de ce style qu’elles peuvent détenir. Madame Marie José Crespin: notre marraine a fait don au Conservatoire de trois robes qu’elle souhaite voir préservées des atteintes du temps. Nous  remercions chaleureusement madame Crespin. 2014-07-12 19.01.19 2014-07-12 19.01.47 OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Publicités

Exposition 3 « ROBES CRÉOLES »

Dates : du 11 juillet au 30 septembre 2014
Vernissage le samedi 12 juillet à 18.00 h
Commissaire d’exposition : Maï Diop
Scénographie : A.CAMÉE

Avec le soutien du SCAC, la participation effective de Mesdames Anette Mbaye D’Erneville, Marie Pierre Mbaye Myrick, du Musée de la Femme Henriette Bathily et les collections de Mesdames Madeleine Devès Senghor,  Jocelyne Wilfrid Balin; Guylaine Renaudineau et Marie José Crespin.

À la suite de l’exposition THIAWALIS qui présentait trois collections de boubous tissés et brodés descendant des TILBIS de Tombouctou et Djénné nous avons choisi de présenter les robes sénégalaises appelées NDOKETTES ou MAME BOYE au Sénégal, et de les situer dans la lignée des robes créoles portées à travers plusieurs continents où les missions chrétiennes et les colons ont imposé leur vision de la décence au 19è siècle.

CRÉOLE : Nous nous référons à Wikipedia qui donne une définition moderne de l’adjectif :
-Actuellement, la créolisation, notion d’anthropologie et de linguistique, désigne essentiellement un processus de création d’une culture (ou d’une langue) nouvelle, suite à un métissage ou un brassage et par émergence spontanée dans un milieu nouveau.

LES TERRITOIRES DE L’EXPOSITION « ROBES CRÉOLES » :

Le Sénégal et spécifiquement Saint-Louis et Gorée ; Salvador de Bahia ; la Nouvelle Calédonie ;
la Namibie ; la Caraïbe et la Guyane ; la Côte d’Ivoire ; la Guinée Konakry ; le Cameroun …

4 THÈMES TRANSVERSAUX :

– Notions sur le corps dans la tradition
– Le commerce des tissus
– Les missions chrétiennes
– Les modes créoles : ruptures et continuités

25 ROBES CRÉOLES ET UNE DOCUMENTATION ILLUSTRÉE :

« Robes Créoles » instruit sur les fruits du brassage culturel et sur l’interpénétration d’influences africaines, européennes, américaines … Les ndokettes d’aujourd’hui doivent à ce profond et constant métissage, leur extrême variété et richesse.

Affiche Robe Créole épreuve1-page-001

Événement 2: La Parade

Notre événement de ce mois de mai 2014 …
L’historique de ce projet est détaillé ci-dessous.

Flyer de la parade

Parade du CAMEE Recto-page-001 Verso Flyer Parade-page-001 Départ
la parade au départ

arrivée
en ville

arrivée au CAMÉE
l’arrivée  au CAMÉE

arrivée OFF

Pape Saloum Ndiaye dit Pikass
Pape Saloum Ndiaye dit Pikass

Mouhamed Diop
Mouhamed Diop

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Meissa Fall

Maï Diop
Maï Diop

Khossé
Khossé

Brigitte Tranchepain
Brigitte Tranchepain

Les gagnants
Les élus du jour

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Amadou Diaw

REP_0355
Moustaph Ndiaye et Marianne

Avec les félicitations de la Présidente,  de Moustaph Ndiaye (directeur du Centre Culturel Abdel Kader Fall: partenaire) et de Mr Amadou Diaw (Directeur des Instituts ISM et des Comptoirs du Fleuve à Saint-Louis et Dakar). Merci et bravo les artistes !

HISTORIQUE DE CE PROJET:

PREMIER PROGRAMME DE SENSIBILISATION AU PATRIMOINE

(JEUNES DE 15 À 18 ANS)

L’association pour le Conservatoire des Arts et Métiers de l’Élégance: A.CAMÉE a été créée pour soutenir les actions du Conservatoire et participer à leur développement. Dans cet objectif, l’association propose dès la rentrée 2013 des ateliers créatifs pour les jeunes, afin de créer des liens entre l’expérience quotidienne des jeunes et leur patrimoine.  Leurs oeuvres feront l’objet d’une exposition au Conservatoire qui sera l’occasion pour eux de parcourir et présenter la salle d’exposition permanente à leurs parents. 

Par le biais des arts plastiques:

La séance débute par la découverte d’une collection d’habits traditionnels, pour offrir un temps d’observation et de mise en croquis, pour développer l’imagination mais aussi le sens de la propreté, de la précision, de l’observation, et élaborer un projet. Nous souhaitons produire avec ces jeunes les mannequins nécessaires aux expositions d’habits : boubous cawalis, ndoquettes, pagnes etc. Nous élaborons ensemble un « cahier des charges »: la créativité sera associée à la fonctionnalité des objets produits (démontables)Nous poursuivons par le travail sur la matière par le découpage, collage, assemblage et modelage, afin de réfléchir à la mise en œuvre sur des maquettes. Construction des formes par la sculpture à partir de structures de fers à béton.Techniques de gouache, acrylique, fusain, craie, encre de chine, argile, travaux d’aiguille etc. 

Les jeunes, curieux, découvrent le patrimoine de leur société et contribuent à sa sauvegarde: Dans le développement du jeune, le jeu peut revêtir un certain caractère de travail : dans le « travail ludique », le jeune acquiert beaucoup de capacités et de qualités, qui étendent la base des processus d’apprentissage dans tous les domaines de la vie. Les conditions matérielles, sociales, mais aussi culturelles, influencent la capacité d’agir d’un être humain dans les différents domaines de son existence. Par le biais de la pratique artistique, le jeune a l’occasion de construire et de définir son identité sur le plan personnel, social et culturel. Aussi nous attacherons durant les séances une très grande importance à inculquer aux jeunes l’intérêt de s’approprier les notions de conservation du Patrimoine, en reliant ces notions à leurs préoccupations.

Saint-Louis, le 2 septembre 2013

 Ce programme a fait l’objet d’une subvention du Conseil Régional St Louis et Matam sur un appel à projet « Patrimoine » avec le soutien du Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais.

en présence des professeurs Rovine et Mc Laughlin …

notre inauguration de « Wané Ndono:  l’exposition d’un héritage »

DSC03141   DSC03162

DSC03145 DSC03153 DSC03159 DSC03167

Madame Victoria Rovine
Madame Fiona Mc Laughlin
Chers collègues, chers amis, cher public,
Je vous prie d’excuser l’absence de monsieur le Maire Cheikh Bamba Dieye et de l’adjointe à la culture madame Ngoné Thioune qui auraient souhaités être là mais qui sont retenus pour inaugurer Duo Solo le festival de danse contemporaine auquel nous nous rendrons sûrement nombreux, dès ce soir à l’Institut Français.
Nous vous accueillons avec grand plaisir pour cette exposition dite permanente au Conservatoire des Arts et Métiers de l’Élégance. Elle a été voulue et programmée par l’Association ACAMÉE qui est la structure chargée d’animer le projet de ce Conservatoire CAMÉE .
Je suis impliquée à 2 titres : en tant que présidente de l’association et en tant que collectionneuse de ces fameux textiles qui sont pour la plus part de facture mandjak.
Les pagnes présentés dans cette exposition ont été sélectionnés pour leur provenance : ils viennent de familles saint -louisiennes. Seulement 2 pièces viennent du Cap Vert : elles illustrent bien l’origine pré-coloniale de ce savoir-faire auquel les explorateurs portugais ont beaucoup apporté.
Un tel artisanat s’est développé grâce à la demande (énorme aux 17è et 18è siècles ) et à la concurrence : d’innombrables tisserands étaient à l’ouvrage pour fabriquer ces pagnes-monnaie. La concurrence créée l’émulation.
Maintenant je pense que pour que pour que la demande persiste il faut que la culture persiste. Les coutumes veulent que ces textiles soient présents lors des cérémonies. Si les modes de vie changent et que la mondialisation des goûts nous donnent envie d’autres modes de consommation, nous nous détournons de nos propres valeurs et représentations symboliques. Ainsi se perdent les fondamentaux qui structuraient les familles et se perdent du même coup le goût pour ces objets.

L’intérêt d’une exposition permanente est non seulement de permettre aux visiteurs extérieurs à la ville, aux invités de la commune, d’avoir toujours accès à ce déploiement de pagnes de famille, à cet héritage textile de facture locale, mais aussi de donner le temps aux écoles, aux lycéens, aux étudiants de l’UGB de venir sonder les messages multiples des étoffes, de leur reconnaître leur valeur et de se poser des questions.
– la pérenité de l’artisanat d’art ici et maintenant
– la créativité des femmes qui donnent à tisser
– le symbolisme dans la vie : de la naissance à la mort
et bien d’autres questions qui concernent le patrimoine immatériel de la société saint-louisienne et que l’art populaire permet de sonder.

L’action du Conservatoire va se déployer au fil des mois et des années. Des expositions temporaires vont être présentées dans l’espace central : sur des mannequins, sur des panneaux auto-portants, des kakémonos descendant des cintres etc. Des sessions de formation vont être programmées avec les artisans et stylistes demandant du perfectionnement.
Le Conservatoire se veut participant lors des actions initiées par d’autres structures : Entre’Vues(portes ouvertes sur le Patrimoine), Duo Solo dès l’année prochaine (danse avec les symboles tissés …), Saint-Louis : Capitale africaine de la Culture etc.
Notre Conservatoire souhaite aussi s’ouvrir à d’autres collectionneurs, et créateurs (bijoux, accessoires, coiffure, photo de mode etc.)
Les idées sont belles, nous sommes nombreux à vouloir les développer, c’est difficile parfois car les moyens financiers sont rares. Mais nous sommes quelques associations à vouloir nous rassembler pour mutualiser nos forces et agir en faveur de nos projets face aux bailleurs de fonds. Nous devons convaincre, abattre les murs du doute, rassurer nos partenaires par une bonne gestion, transparente et rigoureuse.

Depuis le 5 janvier : date d’ouverture du CAMÉE nous avons été très actifs et très économes, ceci pour pouvoir présenter un rapport d’activité chiffré : ce qui compte beaucoup dans un dossier de demande de fonds.
Il y a eu TAKK bleus et palman : les couleurs de l’indigo : l’expo d’ouverture avec le sublime film de Patricia Gérimont et Jean-Claude Taburiaux présents pour le commenter ;
Il y a eu « Verres de Stars » qui a joué avec les lunettes noires et le portrait photo (Opération interactive en 2 temps qui a mobilisé + de 60 jeunes et un large public)
Il y a eu aussi une journée avec les étudiants en licence 1 et 2 de l’UGB, étudiants en infographie auxquels j’ai parlé sur la conception et réalisation d’une exposition en prenant le cas de Verres de Stars.
Ce moment de partage a compté : c’est le début d’un cheminement que l’association A.CAMÉE appelle de ses vœux : que notre Conservatoire soit un terrain fertile qui s’offre aux jeunes pour leurs pratiques, leurs recherches, leurs expérimentations ou leurs enquêtes de terrain.

Merci de m’avoir donnée cette opportunité de re situer les objectifs larges de notre association, nous espérons que vous ferez une bonne visite de Wané Ndono et que vous reviendrez avec vos familles, vos amis, pour échanger avec nous et commenter notre présentation.
Je vous remercie de votre attention.

L’association recherche … des bénévoles

Vous aimez nos expositions, nos initiatives, nos animations,

Venez partager l’aventure !

Le CAMÉE recherche des bénévoles. Selon votre disponibilité et vos intérêts vous pouvez nous rejoindre ponctuellement ou vous investir à l’année dans le management ou l’animation du seul Conservatoire des Arts et Métiers de l’Élégance au monde, dédié aux talents passés et présents des créateurs africains. Venez avec votre énergie et vos idées pour nous aider à faire vivre ce Conservatoire !

N’hésitez pas à appeler au bureau de l’association ou à venir nous rendre visite tout simplement pour avoir plus d’informations.

L’A.CAMÉE statuts de l’association, extraits et formulaire d’adhésion.

Crée le 17 mars 2012, l’A.CAMÉE a été enregistrée officiellement le 23 octobre 2012:

Récépissé ACAME  N° 01183/GR.SL/AA

DÉCLARATION de CONSTITUTION

ACAMÉ : Association pour le Conservatoire des Arts et Métiers de l’Élégance  226, rue Xalifa Ababacar SY Saint-Louis du Sénégal (Île Nord)

ARTICLE 1er — Constitution

Il est constitué entre les adhérents aux présents statuts et ceux qui y adhéreront ultérieurement, une association régie par la loi n° 66-70 du 13 Juillet 1966 modifiée et le décret n° 76-0040 du 16 Janvier 1976.

ARTICLE 2 — Durée

L’association est constituée pour une durée indéterminée.

ARTICLE 3 – Siège social

Le siège de l’association est fixé à :  226 rue Xalifa Ababacar SY Saint-Louis du Sénégal (Île – Nord)

Il pourra être transféré en tout autre lieu de la même commune par décision du Conseil d’Administration et partout ailleurs par décision de l’Assemblée Générale.

ARTICLE 4 – Objet social

L’association ACAMÉ (Association pour le Conservatoire des Arts et Métiers de l’Élégance) a pour objet :

  • La sauvegarde, la protection et l’incitation au respect du patrimoine textile de Saint-Louis et du nord Sénégal, et plus largement de l’Afrique de l’ouest au sein du conservatoire,
  • La sensibilisation des décideurs et de l’opinion publique aux dommages susceptibles d’affecter ce patrimoine,
  • La valorisation de tous les savoirs et savoirs-faire de l’élégance sénégalaise,
  • La formation ou le renforcement des capacités des artisans de la filière textile en tissage, broderie à la main, teinture, finitions,
  • La promotion et l’aide à la présentation, commercialisation des produits artisanaux comme le coton naturel, l’indigo et la cola,
  • L’encouragement aux applications contemporaines en décoration et stylisme,
  • La collaboration et le travail en synergie avec d’autres organisations notamment les Chambres des Métiers, les agences de développement : communales et régionales, les ONG (organisations non gouvernementales) les autres associations …

A ce titre ses moyens d’action sont :

  • L’implantation et la gestion à Saint-Louis de son conservatoire : lieu d’expositions et de pédagogie ;
  • Les groupes de travail thématiques ;
  • L’appui technique et l’aide à la structuration des organisations artisanales du secteur textile traditionnel ;
  • La structuration et l’organisation de la filière textile artisanale pour des matières premières traditionnelles de qualité ;
  • Les cours, conférences, séminaires, ateliers, stages, voyages d’étude, colloques,
  • Les expositions, publications, documentaires, émissions radio et TV, l’animation d’un site Internet…
  • L’organisation d’événements à Saint-Louis, au Sénégal et à l’étranger et toute autre action ou manifestation entrant dans l’esprit des buts susvisés ;
  • Les recherches sur les produits de l’artisanat du passé :coutumes, origines et significations , collecte de pièces et de témoignages ;
  • La documentation des collections aux fins d’éduquer, transmettre, communiquer avec le public.

ARTICLE 5 – Propriété du titre

L’association est propriétaire du titre « Conservatoire des Arts et Métiers de l’Élégance». Il ne peut être utilisé par des tiers qu’après accord écrit des responsables de l’association.